Pêle-mêle

Tout et rien, point de croix, vache Yack

08 janvier 2007

L'éternel féminin

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Dans mon sous-sol crasseux où brûlent mes fourneaux

Où les âmes damnées grillent de bas en haut

Regardez qui est là qui attise les flammes

Régnant sur les Enfers, le Diable est une femme !

 

Rien d’étonnant à ça ! Des brunes jusqu’aux blondes

Par elles sont advenus tous les malheurs du monde !

Le Diable est une femme et vous vous en doutiez :

La place d’une femme n’est elle pas au foyer ?

 

Sur mon lit calciné

Lascive et si cruelle

Comment pour m’invoquer

Faut-il que l’on m’appelle ?

Mes diables et mes hommes

Et Dieu même en personne

Tout simplement me nomment :

« Patronne »

 

Depuis tant de prophètes, de savants vertueux

L’équation est logique, c’est la preuve par deux !

On l’a tant proclamé sur un ton formidable

Le diable est une femme, les femmes c’est le diable

 

Et qu’elles soient victimes ou qu’elles soient complices

De leurs mâles et fils et de leurs maléfices,

Frappez donc les premiers, talibans ordinaires

Ces démons adorés car il faut les faire taire !

 

Sur mon lit calciné

Lascive et si cruelle

Messieurs, venez m’aider

A ôter mes dentelles

Dans vos brûlants émois

Ainsi que je l’ordonne

Allez appelez moi

« Patronne »

 

Quelque soit le brigand il y a corruptrice

Conscience du pouvoir qui dort entre ses cuisses.

Qui susurre les ordres et les avis funestes ?

Vous, mes sœurs les salopes, les putains et les pestes !

 

Derrière chaque type sans foi, ni loi, ni âme

Si vous cherchez le diable, vous trouverez la femme :

La gueuse la traîtresse la garde la sorcière

La fille de Borgia et la maman d’Hitler…

 

Sur mon lit calciné

Lascive et si cruelle

Je vous attends, venez

Mes belles demoiselles

Que votre dernier mot

Que la vie abandonne

Soit dans un soubresaut

« Patronne »

 

En attendant, je compte vos crimes et vos bassesses

Tous vos pieux mensonges et vos histoires de fesses

J’encourage le vice, je provoque des guerres

Je dirige le monde et Dieu me laisse faire !

 

Sur mon lit calciné

Lascive et si cruelle

Pour fêter vos péchés

Je réponds à l’appel

 

Et pour me faire venir

D’une voix qui frissonne

Il suffit de redire

« Patronne ».


Juliette

 

Posté par Eperluette à 19:52 - Mes disques - Commentaires [0] - Permalien [#]

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